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A la fin des années 1980, le biologiste James Fries assurait que l’espérance de vie n’excéderait pas 85 ans, une moyenne que les Japonaises ont dépassée depuis dès 2002… Cette même année, les travaux des chercheurs Jim Oeppen et James Vaupel publiés la revue Science, établissent que depuis 1841, l’espérance de vie a« imperturbablement » augmenté de trois mois par an. Un constat dont ils tirent la conclusion qu’« il n’y a aucune raison de penser que la progression de l’espérance de vie puisse s’arrêter avant longtemps ». Pas si sûr ou, en tous cas, pas au même rythme.
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Et maintenant ? « La progression de l’espérance de vie a encore de beaux jours devant elle, mais rien ne permet d’affirmer qu’elle peut se poursuivre longtemps à son rythme actuel », estime l’INED. Après le combat contre les maladies infectieuses et celui contre les maladies cardiovasculaires, quel sera le prochain moteur qui permettra de repousser encore un peu plus les limites biologiques ?
L’histoire de l’évolution de l’espérance de vie indique que les progrès récents ont été obtenus principalement « grâce à une accélération de la baisse de la mortalité aux grands âges ». D’où l’idée que tout se jouera désormais « au-delà de 80 ans ».
« L’avancée ici pourrait tenir à l’attention grandissante portée aux personnes âgées dans le domaine de leur santé au quotidien » ou dans les thérapies géniques. A moins, rêvent les chercheurs de l’INED, que les hommes ne finissent pas dénicher la fontaine de Jouvence.
Brigitte Perucca